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Selon Moody’s, les banques africaines encourent un risque climatique évalué à 218 milliards de dollars

Selon l’agence de notation, les changements climatiques risquent d’avoir des conséquences sur les crédits bancaires accordés aux agents économiques africains dans les secteurs d’activités vulnérables aux variations environnementales (agriculture, pétrole, mines et transport), mais porteurs en Afrique.

by Madeleine Maxime Kana

Published: Last Updated on
Crédit photo LA TRIBUNE AFRIQUE
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 L’agence de notation Moody’s a examiné les effets climatiques et environnementaux auxquels les banques africaines feront face si elles ne prennent pas des mesures adéquates. En effet, selon le rapport de Moody’s qui analyse les conséquences du réchauffement climatique sur les banques africaines publié sur le site de l’agence de notation, le continent compte 49 banques qui ont déjà accordé des prêts à 14 pays, soit un montant de 218 milliards de dollars, à un taux de 29% de crédits.

Le rapport de Moody’s indique que : « les banques les plus exposés aux conséquences du climat sont celles situées au Nigeria, en République démocratique du Congo et en Afrique du Sud ». Moody’s explique aussi que : « l’ampleur des obligations souveraines détenues par les banques du continent constitue un facteur de risque supplémentaire. »

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Les effets climatiques sur le continent auront un impact à plusieurs niveaux. En effet les risques vont résulter de l’élévation des températures, du stress hydrique et de la transition vers une économie bas-carbone qui pourrait entraîner une dépréciation massive d’un certain type d’actifs.

L’agence reconnait tout de même que les risques qui attendent les banques africaines ne sont pas encore accrus. Toutefois, les analystes appellent ces banques à la prudence. « La publication des risques climatiques qu’elles encourent et leur gestion ne sont pas encore très développées au sein des banques africaines. Nous prévoyons que les facteurs environnementaux entraîneront une détérioration de la qualité du crédit et de la profitabilité de ces banques si elles ne prennent pas des mesures pour une gestion prudente des risques climatiques et environnementaux », fait savoir Moody’s.

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