>
Home PaysAfrique de l’Ouest Nigéria : L’économie se redresse après la grande récession

Nigéria : L’économie se redresse après la grande récession

Dans son  communiqué du 03 avril 2019, le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) affirme que les perspectives à moyen terme du pays restent modérées, les risques étant orientés à la baisse.

by Cyriaque Coulibaly

Published: Last Updated on
Partager ce contenu

Dans son  communiqué du 03 avril 2019, le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) affirme que les perspectives à moyen terme du pays restent modérées, les risques étant orientés à la baisse.

L’économie nigériane se redresse , avec un  PIB réel qui a cru de 1,9% en 2018, contre 0,8% en 2017, grâce aux améliorations apportées dans les secteurs de l’industrie et des services, soutenues par les retombées de la hausse des prix du pétrole, la convergence des taux de change et l’amélioration du climat des affaires.  C’est ce qu’indique le conseil d’administration du FMI (Fonds monétaire international) dans un communiqué rendu public le 03 avril 2019, au terme de la conclusion des consultations au titre de l’article IV avec le Nigéria, le 27 mars dernier. Selon les experts du FMI, l’inflation globale est tombée à 11,4% à fin 2018, sous l’effet de la baisse de l’inflation des prix des produits alimentaires, de la faiblesse de la consommation finale des ménages, d’un taux de change relativement stable et d’une politique monétaire restrictive pendant la majeure partie de 2018, mais elle reste en dehors de la fourchette cible de 6 à 9% définie par la banque centrale.  « Les avoirs record d’endettement et de capitaux propres locaux à court terme et un excédent du compte courant ont porté les réserves internationales brutes à un sommet en avril 2018, tandis que l’Eurobond de novembre 2018, trois fois sursouscrits, a permis d’atténuer l’impact des sorties de fonds vers la fin d’année », souligne l’institution de Bretton Woods.

A LIRE :  Produits pharmaceutiques : La fabrication et la distribution des médicaments en Afrique vont peser 50 milliards de dollars US en 2020

Cependant, les problèmes structurels et politiques persistants continuent de limiter la croissance à des niveaux inférieurs à ceux nécessaires pour réduire les vulnérabilités, réduire la pauvreté et améliorer les résultats médiocres en matière de développement humain, tels que la santé et l’éducation, apprend-on. Le  FMI précise par ailleurs qu’un important déficit infrastructurel, une faible mobilisation des revenus, une gouvernance et des faiblesses institutionnelles, des restrictions de change persistantes et des vulnérabilités du secteur bancaire freinent les investissements étrangers et nationaux à long terme et maintiennent l’économie dépendante de la volatilité des prix et de la production pétrolière. «  Dans les politiques actuelles, les perspectives restent donc modérées. À moyen terme, en l’absence de réformes vigoureuses, la croissance devrait osciller autour de 2,5 %, ce qui n’entraînera aucune croissance par habitant, car l’économie ne connaît qu’une augmentation limitée de la production pétrolière et un ajustement insuffisant quatre ans après le choc pétrolier. Une politique monétaire axée sur la stabilité des taux de change aiderait à contenir l’inflation, mais perturberait la compétitivité si une plus grande flexibilité n’est pas prise en compte si nécessaire », fait savoir le FMI.

A LIRE :  Post-Covid : l’Union africaine et l’OCDE misent sur le numérique pour relancer l’économie africaine

A en croire le Fonds, des efforts audacieux en matière de réforme, après le période électorale, pourrait renforcer la confiance et les investissements, en particulier compte tenu des projections de base relativement conservatrices. « En revanche, des retards supplémentaires dans la mise en œuvre des réformes, une baisse persistante des prix du pétrole, une réduction de la production de pétrole, des tensions croissantes sur la sécurité, ou un resserrement des conditions du marché financier mondial pourraient nuire à la croissance, provoquer une liquidation des marchés et exercer une pression supplémentaire sur les réserves ou le taux de change », analyse-t-il. Saluant la reprise économique en cours au Nigéria, laquelle s’accompagne d’une réduction de l’inflation et de la consolidation des réserves de change, les administrateurs du FMI ont toutefois noté que les perspectives à moyen terme restent modérées, les risques étant orientés à la baisse.

RECOMMANDES POUR VOUS

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir nos dernières actualités
INVESTORS4AFRICA
Overlay Image