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Investissement Public : les investissements dans l’immobilier en Afrique vont croître de 5% entre 2020 et 2021

Selon le rapport du spécialiste mondial de l’immobilier Knight Frank intitulé: «Africa Report 2020-2021», les investissement dans l’immobilier en Afrique vont augmenter de 5% par rapport aux 10 dernières années.

by Madeleine Maxime Kana

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The Knight Frank’s Africa Report 2020-2021, en collaboration avec la Banque Mondiale et le FMI, annoncent une hausse de 5℅ des investissements dans le secteur de l’immobilier en Afrique entre 2020 et 2021. Cette croissance concerne le secteur locatif à travers la location des bureaux et des résidences, qui représentent chacun 2,5 ℅ de la croissance globale des fonds immobiliers en Afrique.

Plusieurs raisons justifient cette augmentation. D’abord, le secteur immobilier connait des innovations avec l’apparition des outils technologiques clés. Il s’agit entre autres du Protech, connu sous le nom de « Property Technology ». D’après l’étude de Knigh Frank, les investissements dans le développement du Protech ont globalement atteint 12 milliards de dollars en 2016 contre 20 millions de dollars en 2008. Même s’ils ont fléchi à 4,6 milliards de dollars en 2019, ils restent très élevés par rapport à 2008. Le même rapport indique que les entreprises de Protech en Afrique représentent 1℅ des parts des marchés mondiaux. Le Forum Economique Mondial quant à lui note que le Protech  transforme le monde du secteur immobilier de trois manières : il promeut une plus grande transparence ; permet une augmentation de l’efficacité ; encourage un virage loin des usages traditionnels dans le secteur. Comme autre technologie du marché immobilier, il y a la Fintech « Finance Tecnology », qui assure les opérations bancaires entre les zones géographiques : cas de la diaspora et de l’Afrique à travers des opérations bancaires effectuées à distance.  La dernière technologie du domaine est la Contech « Construction Technology ». Celle-ci est réputée être la technologie immobilière la moins digitalisée, qui permet de gérer rationnellement les travaux dans le secteur de la construction des bâtiments de travaux publics (BTP).

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Une démographie en croissance

Ensuite, la croissance démographique constitue aussi l’un des facteurs-clés de la hausse des investissements dans le domaine immobilier. Celle-ci se traduit notamment à travers les migrations des personnes des bidonvilles vers les villes et la naissance des villes satellites (villes rapprochées aux centres urbains). Les Nations Unies soulignent qu’en Afrique, la population jeune, représentant la classe moyenne, devrait augmenter de 355 millions de personnes en 2010 à 1,1 milliard la population en 2050.

Enfin, il y a le facteur économique, avec la croissance du PIB et l’augmentation des emplois. A titre illustratif, la Banque Africaine de Développement, estime à 4,1 %, le produit intérieur brut de l’Afrique en 2021. Elle révèle aussi que les investissements dans l’immobilier vont continuer de grimper à plus de 50% en 2021.

Malgré cette croissance significative, le domaine de l’immobilier en Afrique connaît des difficultés. 17 sur 54 pays africains ont par exemple un déficit de plus de 1 million de logements. Selon le rapport de Knight Frank, au Nigéria, le manque en habitats est actuellement estimé à 22 millions d’unités. Pour faire face à ce déficit, le pays devrait construire plus de 700 000 habitations chaque année sur huit ans. En revanche, dans les pays comme le Kenya, Madagascar, le Mozambique et l’Afrique du Sud, le manque de logements est évalué à au moins 2 millions d’unités.

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Le couteau à double tranchant du e-commerce

D’autres maux menacent le marché immobilier. Premièrement, le secteur immobilier est en proie au défi de concurrence. Les entreprises immobilières de vente en ligne sont en effet concurrencées par d’autres entreprises commerciales de vente en ligne comme Jumia ou encore Kilimall et Mall of Africa. Mais, le domaine de la vente en ligne dans l’ensemble affiche des perspectives positives. A ce sujet, McKinsey estime que les achats en ligne en Afrique vont générer 75 milliards de dollars d’ici 2025. Cette croissance du e-commerce est attribuée à la croissance du mobile et de l’Internet qui est attendue à un milliard de connexions mobiles en 2024 et un taux de pénétration de 50% du nombre des abonnés en 2025 toujours selon McKinsey. L’Association des opérateurs Mobiles (GSMA) estime pour sa part que le total cumulé des smartphones et des connexions s’élèvera à 700 millions d’ici 2025 au le Kenya, au Nigéria et en Afrique du Sud.  Deuxièmement, l’urbanisation aussi est un frein au développement du marché immobilier en Afrique. A ce sujet, les gouvernements africains travaillent à la création des villes satellites pour réduire la pression sur les centres urbains existants. Les gouvernements misent également sur des interventions du secteur privé pour répondre aux besoins en logement du continent.

Même si aujourd’hui, l’Afrique fait face à beaucoup d’obstacles des projets pour l’avenir ont été pensés. D’après la Banque Mondiale, l’Afrique a besoin de 1,4 millions de dollars de financement pour répondre à son déficit en logements sur le continent : Certains pays ont amélioré les abordalités de logements. L’abordalité de logement consiste pour les personnes, à trouver un logement de vie convenable et adéquat. A titre illustratif, le rapport de Knight Frank précise qu’en Egypte et en Tanzanie, l’abordalité a été améliorée grâce à l’établissement d’hypothèques des sociétés de refinancement. Comme autre stratégie, certains pays ont décidé de construire des logements d’ici à l’horizon 2025. Selon Knight Frunk Research, le Kenya a lancé le Programme Big Four qui a pour but de construire 500.000 logements d’ici à 2022. Dans le même sillage, le Ghana pour sa part, a dévoilé son ambition annuelle de construire 250 000 foyers sur huit ans.

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