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Elevage: d’importantes opportunités restent à prendre en Afrique centrale selon la BEAC

Dans son récent « Test Prévisionnel de Conjoncture de la Cemac » (TPC), l’institution d’émission révèle une poursuite de la croissance de l’activité dans la sous-région.

by Madeleine Maxime Kana

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beac office Crédit photo : beac.int
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Selon la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), le dynamisme des activités de la filière sera maintenu dans quatre pays de cette sous-région (Cameroun, Tchad, Guinée Equatoriale et République centrafricaine) à un niveau stable dès le second trimestre 2021. Cette stabilité sera portée par le cheptel tchadien, en raison de l’accroissement de la production et l’exportation des peaux grâce aux abattages. Elle sera aussi portée la demande élevée du bétail sur le marché, qui fera croître les prix de vente du bétail, en raison des futurs évènements socio-culturels (tabaski et ramadan).

En Afrique Centrale, le Tchad est reconnu comme leader du secteur de l’élevage.  En 2018, selon le ministère de l’Elevage et des Productions animales de ce pays, l’activité d’élevage employait 40% de la population active. Ainsi, près de 4,5 millions de personnes sur plus de 16 millions d’habitants, vivent directement ou indirectement de cette filière. Dans ce pays, le secteur de l’élevage offre aussi des opportunités variées. Pour le ministère de l’Elevage et de la Production animale du Tchad , « l’ensemble des bestiaux représente un capital de 1000 milliards de FCFA et participe de façon importante aux échanges avec l’extérieur, atteignant ainsi un flux monétaire annuel de 135 milliards de FCFA, représentant autour de 51% des exportations hors pétrole ».

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Contreperformances

Sur le plan économique, le domaine de l’élevage au Tchad affiche des performances significatives. Selon l’Agence nationale des Investissements et des Exportations du Tchad, « considéré aussi comme un élément important de la dynamique économique, l’élevage contribue pour 17 à 18% du PIB. Le cheptel est constitué de 19 millions de bêtes, soit 7 millions de bovins, 3 millions de camelins et 9 millions d’ovins et de caprins ».

Au Cameroun, en République Centrafricaine et en Guinée Equatoriale, selon la Banque centrale, la situation du secteur au second trimestre de cette année sera relativement stable, mais avec des perturbations. Dans ces pays, explique la même source, les difficultés liées à la dégradation des pâturages, le manque de produits phytosanitaires, la crise sécuritaire, le coût élevé des produits vétérinaires et des intrants, les conflits pastoraux entre autres, pourraient freiner l’évolution de la filière élevage. Prenant le cas de la Guinée Equatoriale, la Beac souligne que : « la stabilité sera persistance du fait de l’absence d’un projet gouvernemental dans cette branche. Les petits éleveurs rencontrent des difficultés telles que l’absence des médicaments et aliments de bétail sur les marchés locaux ». Par contre, poursuit la Beac, en RCA, la baisse d’activité est directement liée à la crise militaro-politique qui secoue le pays depuis décembre 2020, ce qui empêche le déplacement des biens et des personnes le long des couloirs de transhumance. Ce qui s’illustre par exemple, avec l’insuffisance des moyens de transport pour déplacer les bovins à Bangui.

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Enfin, toujours selon la Beac, le Cameroun aussi fera face à des obstacles, liés en particulier, aux effets de la grippe aviaire sur l’activité et à l’insuffisance de production des poussins d’un jour à l’Ouest du pays.

Mais, à l’échelle  de la sous-région, les performances prévues du Tchad compenseront ces contreperformances.

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